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29 Octobre 2021

3 min.

Myriam Grefford, conseillère aux programmes d’études et coordonnatrice du Bureau d’aide aux étudiants et étudiantes de la Faculté de pharmacie (BAEP), a dû modifier son parcours d’études pour prioriser sa santé psychologique lorsqu’elle était sur les bancs d’école. Aujourd’hui, elle s’assure d’offrir l’aide nécessaire à la communauté étudiante afin que celle-ci comprenne que rien n’est plus important que sa santé mentale. Pas même ses études.

« À l’époque, abandonner un cours m’a permis d’apprendre à me connaître et surtout, à reconnaître ce que je traversais. » 

Au quotidien, Myriam travaille main dans la main avec d’autres professionnels pour offrir un service gratuit et confidentiel de première ligne à la communauté étudiante de la Faculté de pharmacie qui vit des obstacles. Parce qu’elle a elle-même vécu une session où elle a rencontré des difficultés lorsqu’elle était étudiante, elle se fait aujourd’hui un devoir de rappeler à la communauté étudiante l’importance de prendre soin d’elle et d’essayer de ne pas se mettre trop de pression. « Je me souviens avoir passé des nuits blanches à penser à l’impact que mon abandon de cours aurait sur ma vie. J’avais peur de me faire juger et peur de rallonger mon parcours. » 

Ce qui lui avait créé beaucoup d’angoisse il y a quelques années s’est révélé être l’une des meilleures décisions de sa vie. Abandonner un cours lui aura permis de libérer suffisamment d’espace mental pour prendre soin d’elle. Elle avait alors pu reprendre le cours en question lors d’une session d’été, ce qui lui avait permis d’obtenir son diplôme dans les temps prescrits, en même temps que les membres de sa cohorte. Toutefois, même si son cheminement avait dû être prolongé, elle assure qu’il s’agissait tout de même de la bonne décision à prendre.

Se donner le temps de traverser les moments difficiles Myriam, qui agit également à titre de sentinelle au sein de l’université, insiste sur le fait qu’il est primordial de se donner le temps de vivre les périodes difficiles. En continuant de travailler à déstigmatiser les tabous en matière de santé mentale, elle souhaite rappeler à la communauté étudiante qu’elle n’a pas à se sentir mal d’aller mal. Bien au contraire.

« On ne souhaite à personne de rencontrer des épreuves complexes à surmonter, mais la vérité, c’est que tout le monde en vit. Il est temps qu’on les affronte ensemble. »

Myriam explique d’ailleurs qu’elle tente, du mieux de ses capacités, de soutenir les étudiantes et les étudiants et de leur rappeler qu’il est important de se doter d’objectifs réalistes qu’on souhaite atteindre pour nous, et uniquement pour nous.

De la bienveillance pour nous-même avant tout

La communauté universitaire ressent énormément de pression liée à ses études, notamment en ce qui concerne son choix de programme d’études et ses résultats scolaires. Si cette pression vient souvent s’estomper une fois le parcours universitaire terminé, la conseillère juge important que tout le monde, sans exception, travaille ensemble pour créer un campus bienveillant où la pression, dans la mesure du possible, prend de moins en moins de place.

« Je crois que la bienveillance devrait d’abord et avant tout être envers soi-même. En plus, quand on fait preuve de bienveillance envers soi, c’est un peu comme si des antennes qui nous permettaient de capter les moments de difficultés que traverse notre entourage se mettaient à nous pousser. On devient alors des personnes plus bienveillantes envers les autres. » Parce que tout le monde a des bas, n’attends pas avant de faire preuve de bienveillance envers les personnes de ton entourage, à commencer par toi.

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